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Voyage à vélo : 6 conseils pour se mettre au bikepacking


Par Toucan Loufoque

02 novembre 2021

Si vous vous intéressez au vélo et que vous n’avez pas passé les 3 dernières années dans une grotte, vous n’avez pas pu y échapper : le bikepacking est partout. Si malgré tout vous n’avez jamais entendu ce terme, retenez seulement qu’il s’agit d’une manière de voyager à vélo qui compile trois ingrédients : sobriété, légèreté et polyvalence. Concrètement, le but est de s’équiper moins, mais mieux.

Qu'est-ce que le bikepacking ? 

Le bikepacking, c'est l'art d'emporter sur un vélo sans porte-bagage tout ce dont on a besoin pour son voyage à vélo. Le porte-bagage, c'est le vélo ! Au-delà de l’effet de mode, de l’avalanche de nouvelles marques et produits qui se sont créés en surfant sur cette tendance, reconnaissons une chose : le bikepacking c’est du génie. On dit qu’à vélo on transporte le poids de nos peurs et de nos appréhensions : tout ce matos qu’on embarque “au cas où”. L’objectif ici est de simplifier au maximum son équipement tout en assurant son autonomie pour pédaler, manger, boire et dormir.

©Benjamin Marrias

Mais alors par où commencer pour s’y mettre ? Choix du vélo, des sacoches et des fringues, préparation de l’itinéraire, matos de bivouac… On a recensé les principales questions que vous nous posez tous les jours sur le chat du site et on en a fait un petit tuto dont vous nous direz des nouvelles. 

Sommaire

  1. Quel type de vélo choisir ?

  2. Quelles sacoches adopter ?

  3. Quelles fringues embarquer ?

  4. Comment préparer et suivre son itinéraire ?

  5. Comment accrocher son vélo ?

  6. Où dormir ?

Quel type de vélo choisir ?

Avant tout, laissez-nous vous préciser que les réponses que vous trouverez dans cet article sont forcément subjectives ! Elles sont le fruit de notre propre expérience et vous trouverez forcément des sons de cloches différents ailleurs. C’est particulièrement le cas pour le choix de votre vélo. Que vous soyez adepte du VTT, du pignon fixe, de la randonneuse ou d’un bon vieux VTC, le principal c’est qu’il roule et que vous vous sentiez bien dessus.

©Viktor Bystrov

Une fois qu’on a dit ça, on peut annoncer la couleur : nous, on pense qu’un vélo de gravel est le meilleur compromis pour partir à l’aventure le temps d’un week-end ou de plusieurs semaines. Gravel (du français gravier) : encore un terme qu’on entend partout en ce moment ! Il désigne ces vélos au cadre type route, en acier, qui permet de rester performant sur les routes en bitume tout en autorisant à rouler sur des petits chemins creux. Des sortes d’OVNI qui combinent les avantages du vélo de route et du VTT ! Leur solidité alliée au confort et la résistance aux crevaisons qu’offrent leurs pneus (28 mm minimum) en fait des montures ultra polyvalentes, idéales pour ne pas se cantonner à un seul type de surface et rouler en fonction de ses envies et des opportunités qui se présentent.

©Marek Piwnicki

Ne négligez surtout pas le choix de la selle : c’est sur elle que votre popotin et votre poids vont reposer plusieurs heures par jour. Le modèle idéal dépendra de votre position sur le vélo et de la largeur de votre postérieur : tout ça est extrêmement personnel et nécessite de tester plusieurs options. De manière générale, ne partez pas en voyage sans avoir testé votre matériel. C’est d’autant plus vrai pour la selle ! Au passage, pensez à embarquer une petite crème type Cicaplast et utilisez-la avant d’avoir mal…

Du côté des pédales, vous avez trois options : plates, automatiques et double-face SPD. On adore ces dernières qui cumulent la puissance des pédales automatiques d’un côté et le confort des pédales plates de l’autre. Utilisées avec des chaussures de VTT (dont la cale est plus enfoncée dans la semelle), elles sont idéales pour allier performance et confort. Pour un long voyage, on recommande des pédales plates qui permettent de pédaler avec tout type de chaussures. Dans tous les cas, la paire de tongs pour le bivouac est toujours la bienvenue !

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Quelles sacoches adopter ?

Encore une fois ici, chacun fait ce qu’il veut et surtout avec les moyens du bord. Une seule règle immuable : pas de sac à dos ! A vélo, il tient chaud, il fait mal aux épaules et il risque de vous déséquilibrer. Les bonnes vieilles sacoches cavalières imperméables sur le porte-bagage permettent de trimbaler pas mal de choses au sec. De notre côté, on a pris le parti d’investir dans des sacoches spéciales bikepacking : légères, imperméables et compactes, elles incitent à vraiment choisir le matériel dont on a besoin. Pas de place pour le superflu !

©Tom Grove

Dans la sacoche de selle, on met la veste imperméable, les fringues de rechange, la trousse de toilette et la trousse de secours. Dans la sacoche de cadre, on met tout ce qu’on a besoin d’avoir sous la main pendant la journée : portefeuille, kit de réparation, batterie, cadenas, lunettes etc. Et enfin dans la sacoche de guidon, moins accessible car coincée entre les deux cocottes, tout ce qu’on déballe seulement le soir : sac de couchage, tarp, hamac (cf plus loin). En gros vous avez la salle de bain et le dressing à l’arrière, le vide-poche/ séjour/ bureau au milieu et la chambre à coucher à l’avant ! 

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Quelles fringues embarquer ?

Le moins possible ! Le principal, c’est d’être confortable quand on est sur la selle et au chaud quand on ne roule pas. Premier accessoire indispensable : le cuissard. Fabriqué sans coutures pour éviter les frictions, il se porte sans sous-vêtements et comporte des pads sur les fesses pour soulager les points d’appui sur la selle. On nous a un jour conseillé d’en embarquer toujours un deuxième d’une marque différente, pour plus d’hygiène et plus de confort (les pads sont placés différemment).

©Sacha Benitah

Pour le haut, à vélo comme en rando la règle des 3 couches est magique : une première couche respirante (un tee-shirt ou un jersey en mérinos), une deuxième pour se maintenir au chaud (une polaire en fibres synthétiques ou une chemise en mohair) et une troisième pour rester au sec (une veste imperméable et respirante).

Pour le reste, on pense forcément au casque, à des chaussettes de rechange et à une tenue sèche pour le soir qui servira pour la nuit. Une micro-doudoune peut servir de quatrième couche super efficace pour les soirées particulièrement fraîches ! Côté pompes, cela dépendra de votre choix de pédales (cf plus haut). Si vous avez des chaussures automatiques de route, n’oubliez pas de prévoir une deuxième paire pour le soir. 

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Comment préparer et suivre son itinéraire ?

Là-dessus, soyons cash : l’aventure aujourd’hui, c’est d’utiliser des cartes papiers. Il faut les trimbaler, les protéger de la pluie, s’arrêter pour les lire, se perdre, faire des kilomètres en trop… Autant de contraintes qui donnent tout son sel au voyage à vélo ! Mais nous, on adore quand même Komoot. C’est à notre sens l’outil le plus simple et le plus efficace pour planifier et suivre son itinéraire. L'aventure est différente et croyez-nous, ce n'est pas parce que vous utilisez une appli que vous échapperez aux galères qui seront à la fin vos meilleurs souvenirs ! 

On trouve Komoot très intuitif pour créer sa route en fonction de sa pratique : gravel, route, VTT, cyclotourisme. Il permet également de s’inspirer des “traces” d’autres personnes et affiche des infos sur les refuges, les points de ravitaillement, les restos etc. En version premium, il permet en plus de planifier son itinéraire jour par jour, en fonction du nombre de kilomètres et d’heure qu’on souhaite rouler… Une fois créée, on peut soit télécharger la trace (sous forme d’un fichier GPX) sur son compteur GPS (type Garmin ou Wahoo) ou tout simplement la suivre sur son smartphone qu’on aura fixé au guidon.

©Sacha Benitah

Mais qui dit électronique dit batterie : à vélo, c’est le nerf de la guerre ! Pour être autonome, on a l’habitude d’embarquer une batterie externe qui se glisse dans la sacoche de cadre et qui permet d’assurer l’équivalent de 7 recharges. Pour les puristes, on pensera à installer un moyeu dynamo qui permettra de charger votre téléphone ou votre compteur grâce à la rotation de la roue. Dans tous les cas, l’idéal est de toujours avoir une carte papier en back-up !  

Comment accrocher son vélo ?

Notre vélo, c’est notre bébé ! Et on n’a pas du tout envie de se faire tirer notre bébé. Alors, est-ce qu’on embarque un gros cadenas en U pour l’accrocher dès qu’on s’en éloigne ? Ça fait des kilos en plus à trimballer… Mais notre copain Yann des Rookies nous a changé la vie en nous recommandant un super produit : un mini cadenas qui pèse moins lourd qu’un smartphone, sous la forme d’une petit câble de 60 cm à code qui permet d’attacher sa monture à un poteau ou à ses chaussures pendant qu’on dort. Il ne résistera pas à une bonne pince mais ça permet d’éviter le vol d’un opportuniste qui passerait devant votre vélo alors que vous êtes en train de vous ravitailler à la boulangerie… 

Au fait ! Si vous voulez retrouver la masterclass qu'on avait consacrée au sujet en compagnie de Yann, c'est par ici que ça se passe : 

Où dormir ?

Même au bivouac, on peut faire mieux avec moins ! La tente offre tout un tas d’avantages, mais sûrement pas ceux de la légèreté et d’une véritable immersion dans la nature… La solution pour les bikepackers qui cherchent à réduire le poids de leurs vélos et à dormir confortablement sous les étoiles : le combo hamac + tarp.

Le tarp (ou tarpaulin) est une toile qui offre une grande résistance aux intempéries. En l’associant à un hamac à moustiquaire, on s’offre une nuit suspendue tout en s’assurant de ne pas finir trempé(e). Que demande le peuple ?! Là aussi, les avantages sur la tente sont précieux : légèreté, encombrement, isolement des bestioles rampantes et symbiose avec les petits oiseaux.

©Ronan Mérot

Nos conseils pour une installation optimale :

> Apprenez à accrocher votre hamac et votre tarp aux arbres : il y a plein de vidéos super bien faites sur le net. Anticipez en le faisant chez vous : on a toujours l’air con à mater un tuto Youtube au milieu des bois…

> Rangez vos chaussures dans un sac plastique que vous glissez dans votre sac à dos. Glissez celui-ci sous vos genoux ou suspendez-le quelque part.

> Prévoyez une épaisseur à glisser entre le hamac et le sac de couchage pour vous isoler.

Loin du sol et sans l’épaisseur d’un matelas, on attrape vite froid ! 

©Matthieu Tordeur
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