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Premier bivouac en famille

Un week-end à vélo avec mini-nous
Par 
Jeanne Brebion

Samedi, 9h : nous partons à l’aventure à vélo avec notre mini boy de tout juste deux ans. Un pique-nique, trois sacs de couchage, des pâtes et un réchaud. Famille, je vous aime ! Direction Chartres, à une centaine kilomètres de chez nous. 

Premier Bivouac en Famille
Direction Chartres ! © Jeanne Brebion

Avec notre convoi à six roues (deux vélos et une charrette), nous nous frayons un chemin à travers les rues encombrées par le marché.

Dans son carrosse à l’arrière, notre passager lit ses livres et observe le monde qui défile devant lui : « Quoi c’est ? Quoi c’est ?». L’itinérance à vélo, il connaît déjà un peu. À 6 mois, bien installé dans un hamac adapté (utilisable à partir de 1 mois), il a longé la Loire durant trois jours sur l’Eurovélo 6, une route mythique qui parcourt l’Europe, de l’Atlantique au delta du Danube.

Aujourd’hui, nous suivons la Véloscénie, qui rallie Paris à Saint Malo. À peine lancés, c’est la liberté. À vélo ou à pied, le sentiment est toujours le même : une impression de sortir de l’ordinaire, de ne pas faire comme tout le monde. Au fur et à mesure que la journée avance, nous nous projetons dans le véritable défi du week-end : nous réveiller demain matin de notre premier bivouac en famille…

« Qui a l’habitude de voyager sait qu’il arrive toujours un moment où il faut partir. » Paolo Coelho

Depuis la naissance de Noé, nous sommes nous nous imposés de partir tous les trois dans la nature dès que nous le pouvons, comme un nouveau mode de vie. Pas un week-end, pas une semaine de vacances sans prévoir une randonnée, un chemin à parcourir, des paysages à découvrir. Une heure, une journée, qui nous donne à chaque fois le sentiment d’une incroyable aventure. Que ce soit à moins d’une heure de chez nous dans les Yvelines ou dans le Sud marocain, la sensation d’accomplissement et la saine fatigue rendent dérisoires les réveils à 7h du matin et la logistique parfois un peu lourde.

Randonnée avec un bébé
Pour Noé, que du bonheur ! © Jeanne Brebion

Lorsque le premier enfant arrive, impossible de nier que la vie change. Certains ajustements sont indispensables, c’est certain. On ne peut pas demander à un bébé ce qu’on demande à un adulte. Quoique… Avec l’expérience, nous sommes surpris de la capacité d’adaptation du nôtre à un déjeuner tardif, une sieste annulée ou une pluie imprévue. En montagne, même avec du vent, il pique systématiquement du nez, bien protégé par un combo doudoune / k-way.

Randonnée de montagne avec un bébé
Au sommet du dos de Papa © Jeanne Brebion

Pas question donc d’abandonner nos shoots d’aventures. Même si donner naissance à un mini-soi est déjà une maxi-aventure, nous avons toujours été vigilants à ne pas nous laisser dépasser par cette nouvelle configuration. Pourquoi ne pas appréhender ce nouveau-né pour ce qu’il est réellement : un petit mammifère sauvage qui préfère à coup sûr le contact de la nature à celui d’une tablette ! Correctement équipés et sans être trop ambitieux, l’aventure reste possible. On peut même partir dormir dans un refuge du Champsaur avec son bébé de 10 mois…

« Ha la marche ! Ce carburant du futur… »        
Alexandre Poussin

Samedi 17h30 : il est temps de chercher un lieu où dormir. Nous avons traversé la forêt de Rambouillet et avons failli nous laisser tenter par un camping implanté au milieu de la nature. Plus simple, plus pratique. Et s’il arrivait quelque chose cette nuit ? Ce serait sécurisant. Oui… Mais non ! Nous voilà repartis en quête de notre bivouac à nous.

Premier bivouac dans la nature avec un bébé
1er souffle sur un pissenlit ! © Jeanne Brebion

Noé s’impatiente, on le comprend. Un petit stress s’installe car la nuit tombe dans une heure. L’aventure est bien là, l’imprévu que nous sommes venus chercher. Nous abordons des chasseurs : ils nous indiquent un village à 3 km où nous pourrons planter la tente dans un champs. C’est moins exotique que d’être perdus au milieu des bois, mais nous sommes trois. Ce petit être a ses limites et nous avons atteint la sienne. Nous descendons de nos montures alors que la lumière rase les arbres ; nous serons bien ici.

B.A.Q - BRINGUE Aux Questions

C’est où ?

A Paris, le point de départ de la Véloscénie se situe au point zéro des routes de France, en face de la cathédrale Notre-Dame.

Comment y aller ?

100 km à vélo jusqu’à Chartres via la Véloscénie, un itinéraire cyclable qui relie Paris à la baie du Mont Saint-Michel. L’itinéraire est balisé tout le long (fond blanc avec mentions vertes).

Quand y aller ?

Toute l’année pour les grands, mais plutôt d’avril à septembre pour les petits.

Comment s’équiper ?

Un vélo qui tient la route. 

Pour la charrette : une fixation de type rotule - entre le bras de la remorque et le vélo - permet à la remorque de ne pas basculer en cas de chute du vélo. Si vous voulez rentrer en train, votre charrette doit être pliable. Choisissez de bonnes suspensions pour le confort du marmot et une une charrette légère pour votre confort à vous. Jeanne et Thomas, avaient choisi une charrette Thule 2 places.

De quoi bivouaquer. 

Pour bébé : un tapis de sol et une gigoteuse bien chaude en guise de sac de couchage.

Où se loger ?

Dans un champ ou dans les bois ; renseignez-vous sur les périodes de chasse.

Suggestion d’itinéraire

Voici le tracé des étapes.

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