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Flemme fatale

Se sortir les doigts du c*l
Par 
Matthieu Witvoet - Swimming Poule

Paris, 19h. Il pleut des cordes et je dois traverser toute la ville à vélo pour aller à mon entrainement de natation. La flemme toque à ma porte : « Coucou c’est la flemme, reste avec moi on va glander un peu au chaud ».  

Debout il est 7h00 !

La flemme, la flemme, la flemme

Entendez-moi bien, ce murmure est l'un des grands fléaux de notre siècle. C’est un virus qui s’immisce dans notre quotidien, nos gestes et nos ambitions. Il copine avec la routine pour s’en faire un refuge. Il œuvre avec les smartphones pour ramollir les esprits. Le combo flemme - routine - smartphone est aussi imparable qu'un service de Rapha suivi d'un amorti de Federer et d'un passing de Djoko. La différence, c’est que la partie se joue dans votre canap ! D’ailleurs, on reconnaît le flemmard à son ancrage à celui-ci : c’est un navire qu’il a du mal à quitter. Le confort est pare-battage à la vrai vie, celle qui nous fait nous découvrir en nous sortant un peu les doigts du c*l.

 

Alors quand la flemme toque à ma porte, je ne prends pas le temps d’y répondre. Je suis sur la selle de mon vélo avant de m'être posé la question d'aller nager ou pas. Je sais qu'en sortant de la piscine, une douce sensation d'allégresse m'enveloppera en guide de récompense. 

 

La règle des 5 secondes.

Vous avez déjà été sur le point de partir courir puis de rester chez vous regarder un film? Sur le point de vous réveiller puis de replonger sous la couette ? Notre cerveau nous joue des tours : plus on réfléchit, moins on a de chances de se lancer. Mel Robbins utilise la technique des cinq secondes : faire le décompte cinq - quatre - trois - deux - un pour prendre sa décision et éviter la procrastination.

 
La volonté est comme un muscle, plus on la contracte, plus elle est forte. 

Quand j'avais 12 ans, je me suis promis de ne jamais céder à la flemme. Cette promesse m’a progressivement emmené courir un semi marathon, étudier en Angleterre, créer mon association et faire le tour du monde à vélo. Pour me motiver, j'ai besoin de me nourrir de grands rêves et de m’entraîner pour les atteindre. En partant nager, je pensais à la traversée de Gibraltar l'été prochain à laquelle je me suis inscrit. 

 
« Rien de bien ni de beau ne se fait sans effort dans ce bas monde. » - Alexandre Poussin

Ce sont les petites victoires sur le quotidien qui nous définissent. Amis glandeurs, émancipons nous du dictate de la flemme et regagnons notre liberté pour faire de notre vie une aventure !

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