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TélétraVan

Vivre dans une maison sur quatre roues
Par 
Loutre obstinée

Il y a un an, Léa et Anaïs ont acheté un Volkswagen T5 pour l’aménager à la force de leurs petits bras. Elles l’ont appelé Georges et depuis, elles parcourent l'Europe à son bord été comme hiver en travaillant à distance du Tyrol au Pays-Basque, en passant par le Lac de Côme ou les Vosges !

Cowork avec vue - © Woodlens Expedition
C’est une bonne situation ça, freelance ? 

Anaïs et Léa sont photographes et vidéastes freelances. Elles aiment la liberté que ce statut leur offre, à un détail près : c’est chaud de planifier les vacances ! Au dernier moment, il y a toujours un projet qui débarque et des plans qui partent en fumée. Mais, surtout, Anaïs et Léa aiment passer du temps dans la nature !

« Rien de plus frustrant que de trouver un spot magnifique, d’en profiter quelques heures et de repartir en rêver derrière les murs de son appart. » Léa

Du coup, elles ont acheté Georges. Quand elles veulent profiter de la vue, il n’y a qu’à tirer sur sa porte coulissante :

Queensize avec vue - © Woodlens Expedition

L'hiver dernier, elles ont été prises en flagrant délice dans les Alpes :

 
VA t'FAIRE HOMOLOGUER CHEZ LES GRECS

Au moment d'aménager votre van, vous avez deux solutions. Soit vous choisissez de faire homologuer votre van : ça vous permettra de passer le contrôle technique sans jamais rien démonter de vos aménagements préférés. Mais pour obtenir le certificat, attendez-vous à passer par un long casse-tête administratif : coeur sur vous et bon courage ! 

 

Soit l’appel de la nature est trop grand et vous voulez partir au plus vite : pensez alors votre nid sur roues pour qu’il soit démontable en deux-deux quand il faut passer le contrôle tous les deux ans. N’en profitez pas pour traficoter toute la mécanique : l’idée, c’est de partir en sécurité et de ne pas devenir un danger pour les autres. 

« Je vous vois assez mal rentrer dans une droguerie et demander du plutonium ». © Retour vers le futur
S'ARRÊter au bon endroit

La maréchaussée n'a jamais cherché des noises à Léa et Anaïs. À partir du moment où vous vous faites discrets, que vous ne mettez pas de cales sous vos roues et que vous ne déployez pas vos voiles de campeur autour du véhicule, ça passe ! Au pire, la police vous demande d’aller à un autre endroit et vous indique gentiment comment vous y rendre.

« Avant de passer la nuit quelque part, on vérifie toujours sur Park4night si d'autres l'ont fait avant nous » Anaïs 
Vingt-deux, vl'a les flics qui viennent prendre le café ! © Woodlens Expedition
MADAME BRICOLAGE

Pour aménager son van, c'est mieux d'avoir quelques accointances avec tout ce qui est tournevis, scie et marteau. Il est possible de trouver des plans tout-faits en fonction du modèle du van sur internet, mais Léa est formelle : 

« il faut articuler la construction de son van autour de ses passions. » Léa 

Le mieux (en van, comme en amour), c'est de bien déterminer ce dont vous avez envie. Dans le cas d’Anaïs et de Léa, il fallait que le van puisse accueillir leurs snowboards et leur canoë gonflable. 

Quand l'ordi rame, elles aussi. © Woodlens Expedition

En plus, elle avaient depuis le début le projet de partir en “télétravan” un jour. Elles ont conçu l'aménagement pour qu'elles puissent se tenir bien droites lorsqu'elles y sont assises. L'objectif est de pouvoir travailler aussi confortablement dans leur van que dans leur bureau. Cet élément a par exemple impacté la hauteur des caissons placés sous le lit.

« Imagine toutes les situations que tu pourrais vivre avec ton van, et après tu joues à Tétris avec tes rêves. » Anaïs 
Sachant que la somme des mesures des angles d’un triangle est égale à 180 degrés… © Woodlens Expedition
PREMIÈRE FOIS, TOUTE PREMIÈRE FOIS

La première nuit, Léa a eu l’impression qu’il y avait quelqu’un qui donnait des coups de pieds dans les pneus. Elles en rigolent pas mal aujourd’hui : il faut un peu de temps pour s’habituer aux bruits de la nature, mais aussi aux bruits qu’émet son propre van. 

 
Élargir le spectre du kif

Aujourd'hui, Léa et Anaïs se sont mises au parapente. Leur nouvelle vie en van leur a permis de pouvoir s’offrir des stages de parapente plus facilement et d’ouvrir leurs perspectives de micro-aventures : « Est-ce qu’on aurait eu les moyens de s’offrir nos stages de parapentes et de payer les hébergements et les transports qui vont avec ? Non. La vie en van nous permet d’être plus réactives et plus flexibles avec nos délires. »

 
« Maintenant, il va falloir penser l’aménagement de “Georges” pour qu’il puisse accueillir cette nouvelle passion. Avoir un van, c’est comme avoir une maison : les travaux ne sont jamais terminés.» Anaïs
"Yo, I'll tell you what I want, what I really really want, So tell me what you want, what you really really want, I'll tell you what I want, what I really really want" © Woodlens Expedition

B.A.T — Bringue aux tips 

Hauteur sous plafond 

Choisissez un van qui fait moins de 2 mètres de haut. Ça vous permettra de passer par les chemins barrés par des portiques de limitation : sur les plus beaux sites, ils font souvent 2,1 mètres. 

Faire monter la température 

N’abandonnez pas vos kifs de nature à la douane de l’hiver : en se faisant chauffer une tisane sur un réchaud avec les portes et les fenêtres bien fermées, la température monte tout schuss à 18° C. Ajoutez une bouillote, une claque au cul et au lit !

Recharger sa douche sur son port USB

Objectivement, il est possible d’être un aventurier propre sur lui avec quelques lingettes. Toutefois, si vous avez envie de parader devant la pote de pote de Francis et que frotter des fleurs de coquelicot sur votre cou en guise de sent-bon ne vous permet pas de remplacer votre fragrance habituelle, optez pour une douche rechargeable sur port usb

Profiter des étoiles 

Léa et Anaïs ont récemment ouvert un blog pour partager leurs aventures et quelques DIY de construction. Elles vous y expliquent par exemple comment poser un lanterneau sur votre toit et kiffer les étoiles depuis votre lit. 

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